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Le blog du syndicat Sud Collectivités territoriales Basse-Normandie

Articles avec #crise

Faut-il distribuer des milliards d’argent public pour sauver le capitalisme ?

20 Novembre 2008, 10:51am

Publié par Sud Collectivités territoriales Basse-Normandie

Depuis un mois, toutes les institutions (Etats, Union Européenne, Banque mondiale, etc.) distribuent les milliards à tour de bras pour « sauver le système de la crise qu’il traverse ». Les médias nous annoncent chaque jour des dizaines ou centaines de milliards de plus ! Quand vraiment l’obscénité de la situation est trop grosse, on nous explique qu’il s’agit en partie d’argent virtuel. Mais quand bien même : cet « argent virtuel », on aimerait l’utiliser autrement.
Parce que cet « argent virtuel », c’est le même qui paraît-il manque, lorsqu’ils veulent bloquer nos salaires, accroître la précarité, remettre en cause le droit à la retraite, casser la sécurité sociale, abandonner les services publics (hôpitaux, éducation, poste, transports, énergie, etc.) !
Après des dizaines d’années de bataille idéologique pour tenter de nous convaincre que la seule réalité possible c’est le marché, la libre concurrence, les privatisations, … quand les bénéficiaires du système sont en difficulté, ils redécouvrent les bienfaits des aides publiques, mais pour leurs seuls intérêts privés.
Privatiser les profits, socialiser les pertes, demeure un principe de base du système économique capitaliste.
C’est pour cela que ces centaines de milliards d’euros ne sont pas utilisés pour lutter contre la faim dans le monde, pour loger celles et ceux qui survivent sans toit, pour créer des emplois stables, améliorer les conditions de travail ou pour augmenter les salaires.
Ou se poser la question de construire un autre système économique ? Au contraire, sous prétexte de leur crise, patrons et gouvernement essaient de nous pressuriser encore plus !
Nous pouvons refuser : exigeons une autre répartition de richesses que nous produisons. Par notre travail, nous contribuons tous à la richesse collective. Le système actuel est organisé pour que quelques uns s’accaparent la majeure partie du profit permis par le travail de tous. Les bas salaires, le chômage, la misère des retraites, etc. ne sont pas une fatalité mais la conséquence de choix de société. C’est cela qu’il faut remettre en cause : dans les entreprises, dans les quartiers, discutons ensemble des revendications dont nous devons exiger satisfaction, et aussi de l’organisation même du travail, des services collectifs, etc.
C’est leur système qui est en crise, et ils veulent nous le faire payer !

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