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Le blog du syndicat Sud Collectivités territoriales Basse-Normandie

Caen Hébergement d'urgence : toujours pas de solutions!

23 Septembre 2013, 09:55am

Publié par Sud Collectivités Territoriales Basse-Normandie

Jeudi 19 septembre, le Préfet a fait diligence en faisant appliquer la décision de justice qui expulse les occupants du 202 rue de Bayeux à Caen, c'est à dire une trentaine d'occupants dont des enfants, certains en bas âge.

Le collectif 14 pour le respect des droits des étrangers a considéré légitime de soutenir cette réquisition militante permettant de pallier aux carences de l'Etat pendant 2 mois.

Monsieur le Préfet a dit de son devoir d'appliquer les décisions de justice et la loi.

Nous sommes scandalisés de cette expulsion dans les conditions de relogement-hébergement proposées, loin d'être à la hauteur des besoins humanitaires ceci d’autant plus après les économies réalisées et temps donné pour répondre autrement qu’a minima.

Nous constatons une certaine forme de cynisme dans l'application de cette mesure, même si chaque occupant du 202 se voit proposé un hébergement : qu’on en juge, 15 jours pour certains, une semaine pour d'autres c’est un traitement temporaire dans le dispositif d’urgence toujours saturé.

Or la loi de la République, en application de la Convention de Genève, dispose que les demandeurs d'asile doivent être logés de manière pérenne par le dispositif CADA (Centres d'Accueil des Demandeurs d'Asile)

Quant aux autres, déboutés du droit d'asile, en attente de récépissé, ou sans domicile fixe, français ou migrants, ils doivent de droit inconditionnel être hébergés par le 115. Il est donc illégal et insupportable humainement de ne pas fournir de solutions viables à des personnes en détresse à commencer par des femmes dormant à la rue avec leurs enfants en bas âge.

Le collectif 14 demande au préfet de faire preuve de la même diligence pour appliquer la loi de défense les personnes en détresse que celle qu'il met à expulser au nom de la défense de la propriété privée, en l’occurrence celle inoccupée d’un bailleur social départemental.

Nous ne lâcherons rien, d'autant que l'hiver arrive avec l’interdiction des expulsions et nous continuerons à mobiliser toutes les forces éprises du respect des droits de l'Homme.

 

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