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Penser, c'est déjà désobéir...

et désobéir, il faudra bientôt y penser!
 

 

3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 16:44

Irresponsabilité de l'industrie du nucléaire : Tricastin,  Drôme, l'EPR

Irresponsabilité dans les conceptions et le fonctionnement

En juillet, dans le Tricastin, 74kg (au moins !) d'uranium en solution débordent dans deux rivières et la nappe phréatique. Limite réglementaire pulvérisée, passivité intolérable des autorités de contrôle, déni d'information d'AREVA, interdictions de consommer l'eau et d'irrigation, préjudices économiques. Et remise en évidence d'une pollution à l'uranium, ancienne et continue, due à un stockage de 760 tonnes de déchets militaires stockés depuis 40 ans sous un simple tumulus de terre ! Deux semaines plus tard, dans une usine de fabrication de combustibles de l'Isère, une inspection fortuite détecte la rupture d'une canalisation enterrée : « seulement » 2 ans de fuite et 250 g d'uranium dans les boues stagnantes, estime AREVA. Fuite possible depuis 11ans et 700 à 800g d'uranium selon l'Agence de Sûreté Nucléaire. Or, dans certaines conditions, 1 kg d'uranium fissile suffit à déclencher une « réaction en chaîne 
Associations, population, élus locaux se sont mobilisés. Ministre et commissions se sont  agités. Evidemment les grands discours et engagements de transparence ont suivi... En annonçant mobiliser 20 millions d'euros "pour renforcer la surveillance environnementale et sanitaire du site et solder les héritages de son passé industriel", Areva a voulu jeter de la poudre aux yeux des citoyens.

Les mesures annoncées sont, en réalité, dérisoires et inadaptées. Il s'agit de préserver l'image du nucléaire et de rassurer à bon compte les populations.

Pourtant, une fois de plus publiquement, y compris en Europe, la réalité se révèle : le nucléaire est une industrie dangereuse, inutile et coûteuse. Pour les populations, ça vient d'être démontré.

Et pour les salariés ?  « Avec les employés des centrales, on joue avec le feu »

Lorsqu'une centaine d'employés du site nucléaire de Tricastin sont dits « LEGEREMENT contaminés au cours d'un incident », c'est de la désinformation, une volonté de banaliser des événements graves. La sous-traitance s'accentue : la maintenance est désormais assurée à 90% par des entreprises prestataires. Les conditions de passation de marchés à des donneurs d'ordre de deuxième niveau qui, eux-mêmes, sous-traitent à différentes entreprises dont certaines font appel à des intérimaires, renforcent l'opacité qui entoure les travaux de maintenance des centrales nucléaires. Cette situation est inquiétante à plusieurs titres.

- Tout d'abord, la durée des arrêts de tranche pour travaux de maintenance est fortement diminuée : en 1990 un arrêt de tranche durait entre 2 à 3 mois. Aujourd'hui les plus longs durent un mois et demi. Certains battent des records à 18 jours . Cela s'accompagne d'une pression sans cesse plus forte sur les délais dans lesquels il faut réaliser les travaux. On intervient au pas de charge.

- C'est un contexte qui conduit le sous-traitant à opérer dans des conditions peu compatibles avec les règles en vigueur en matière de protection contre les radiations. Il arrive parfois que des salariés qui "entrent en résistance" et réclament à leur employeur une stricte observation des procédures soient mis devant l'alternative: exécuter leur mission comme on le leur impose ou prendre la porte. Vue la précarité de leur emploi - y compris lorsqu'ils sont en CDI - la plupart se soumettent... S' ajoute une stratégie implicite de répression syndicale.

- Effet pervers de la notion de « dose admissible »: la dose maximale devient fréquemment considérée comme un "crédit d'irradiation", alors que, même à des niveaux très faibles de radioactivité, une contamination peut-être gravissime.

- Du fait de leur flexibilité professionnelle(d'un chantier à l'autre, d'une société à une autre) ces « nomades du nucléaire » n'ont ni carnet d'exposition, ni dossier médical, passant d'un médecin du travail à un autre. Ces 22 000 chaudronniers, électriciens, soudeurs, robinetiers ont, de fait, un cumul de risque qui justifierait un suivi approfondi mais celui-ci n'existe pas. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) effectue régulièrement des inspections dans les centrales,  mais le suivi des doses dépend de l'employeur. A chaque société de contrôler ses salariés  Ces travailleurs, finalement les plus exposés, ignorent leur situation. Ils ne pourront pas faire reconnaître leur pathologie en maladie professionnelle. 

A ce jour, aucune étude n'est réalisée en France sur les risques cancérologiques qu'encourent des prestataires du nucléaire. Un problème sanitaire d'ampleur comparable à celui de l'amiante se prépare .

Et pendant ce temps, Sarkozy en personne s'emploie à vendre la technologie française lors de ses déplacements à l'étranger. A Pékin, le représentant de commerce du nucléaire français signait, une nouvelle fois, la même commande de 2 réacteurs EPR avec les autorités. Droits de l'homme bafoués obligent...

Mais, en Finlande, EDF doit reconnaître que les travaux, en retard, de l'EPR sont 50% plus coûteux que prévus !

Mais à Flamanville, la construction de l'EPR prend du retard, accumulant également les déconvenues en  délais, les malfaçons, et des surcoûts. Le retard serait de neuf mois... après à peine un an de chantier !

Il y a urgence à montrer la nécessité d'une autre politique de l'énergie, fondée sur la maîtrise, l'efficacité énergétique et des investissements massifs dans les énergies renouvelables et décentralisées.

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Published by Sud Collectivités territoriales Basse-Normandie - dans Santé
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